BOB TROUT FÊTE LES UN AN DU MANOIR ANALYTIQUE !


Mais Bob Trout n'a pas tout dit...

Le Manoir Analytique à l'origine, c'est l'
émission

culturelle
de Fréquence ESJ. On y parle de tout ce qui

nous tombe sous la main, intelligent ou non.

Ce blog est donc consacré à l'émission, que vous

pouvez écouter sur oseuil.com

le site d'information des étudiants de l'ESJ Paris.

Et ici on vous raconte nos vies ,

et tout
ce qu'on n'a pas eu le temps

de vous dire à
l'antenne...

11.16.2009

Ils reviennent poser leurs balls jeudi soir, vous étes prévenus.


Je vous avais parlé de l'invasion testiculaires naissante.

Et vous aviez prévu de passer votre jeudi soir au bowling sinistre d'à côté?

C'est mort.

Les My Balls On reviennent dans la nuit de jeudi à vendredi et cette fois vous allez en faire des strikes.



"C'est quoi la prog" va vous faire chavirer les oreilles, les parties intimes et les cœurs. Boobs et balls sont les bienvenus.

Vous allez les voir ces jeunes fous, incandescents et virevoltants pour vous donner de l'amour.

Dans le Manoir Analytique sont déjà accrochés ces posters aux couilles surdimensionnées, symbole heureux d'idéaux inavoués. Donc oui c'est de la promo, non il n'y a aucune objectivité là-dedans. En même temps, était-ce vraiment ce que vous étiez venus chercher ici?



Jeudi 19 novembre, de 21h à 2h
@ Downtown Cafe
47, rue JP Timbaud. Paris.
Métro Parmentier.

Plus d'infos ici



PS: My balls on la mort de Jocelyn Quivrin, si je veux!


11.13.2009

FOOTBALL: Irlande - France demain soir, françaises à nous de jouer!



Ce message s'adresse aux Françaises.
Mesdames, demain soir c'est une mission qui vous attend. Célibataires ça sera l'occasion de ne plus l'être! Femmes mariées, sauvez votre couple!

Pas moins de 12 millions de personnes ont rendez-vous avec leurs postes de télévision demain soir. Nous ne pouvons pas rater ça!
Onze torses français suants offriront souffle et hargne pour une victoire décisive dans la qualification pour la coupe du monde 2010. Nous DEVONS nous rincer l'oeil pour la patrie!

Les françaises ont de quoi déconcentrer les irlandais...

...les irlandaises moins.

Nos adversaires irlandais sont provocateurs mais rassurez-vous "le français est intelligent", c'est Eric Abidal, défenseur français qui l'a dit.

Mesdames, devenez supportrices dès demain soir! N'attendez pas la coupe du monde l'été prochain, si ça se trouve nous n'y serons pas! Bluffez votre entourage! draguez les supporters! sinon cet été nous n'aurons rien à faire...

L'équipe de France va nous rendre du rêve. Yoann Gourcuff, belle gueule et superbe plastique à annoncé des duels, des rapports de force, de l'engagement...mais nous ne demandons que ça! Tels des gladiateurs dans l'arène, les bleus doivent gagner leur qualification à bras le corps.

Le mâle Gourcuff...

Mesdames réveillez la buveuse de bière qui est en vous! On entend trop souvent que les françaises sont frigides...c'est demain soir, qu'il faudra changer la donne.



Il suffit d'un but un seul ! Dès lors, nous serons tranquilles jusqu'au match de retour mercredi prochain. Un but extérieur demain soir et les hommes seront de bonne humeur. Si la France ne marque pas, des millions de gaulois virils seront au fond du trou demain, et nous femmes, nous ne pouvons pas supporter ça un samedi soir.

Ecoutez les gradins du stade Crock Park à Dublin qui grondent déjà, jetez vous à corps perdus contre vos écrans de télévision dès ce soir pour vous entraîner.
Mesdames! Sauvons l'honneur des supportrices françaises, et nous sauverons peut-être l'équipe de France!





11.08.2009

Un violoncelle en 2009, un mur de Berlin en 1989

Il a 23 ans, il est japonais et il vient de remporter le Premier prix du concours pour violoncelle Rostropovitch dont la finale avait lieu hier salle Pleyel à Paris.

Dai Miyata a reçu ce Grand Prix de la Ville de Paris après avoir joué le Concerto pour violoncelle et orchestre d'Anton Dvoràk, opus 104 en finale.


Accompagné de l'orchestre de la ville de Paris, le jeune japonais a escorté de son archer une partition aux allures de folklore tchèque et de romantisme slave.


Veni vedi vici, j'ai assisté à la prestation de Dai Miyate, j'ai fermé les yeux. J'ai vu un film romanesque où le héros allait de batailles en conquêtes féminines, dans une composition rythmée de cuivres, et ponctuée de ballades aux airs d'errances solitaires.

En lice hier, trois autres jeunes violoncellistes ont aussi effectué de remarquables performances.
Chostakovitch a été joué à deux reprises. D'abord par l'allemand Norbert Anger, puis par le Suédois Jakob Koryani avec une profondeur et une technique visiblement plus appréciée que le premier.
Enfin Sietse-Jan Weijenberg a choisi de jouer les variations sur un thème rococo de Tchaïkovsky. Jolie démonstration de romantisme et de légèreté, très saluée par le public, malheureusement moins par le jury.

Le concours Rostropovitch est aujourd'hui la plus grande compétition de violoncelle au monde. C'était la 9ème édition cette année, mais aussi la première qui s'est déroulée en l'absence du violoncelliste russe Mstislav Rostropovitch.



Un évènement qui concorde avec la célébration des vingt ans de la chute du mur de Berlin.

Le 11 novembre 1989, alors que la destruction du "mur de la honte" avait été entamée depuis le 9 dans la soirée, Rostropovitch s'installe à Checkpoint Charlie, armé de son Stradivarius, improvisant une suite de Bach pour encourager les démolisseurs.



Inoubliable.

Demain, place de la Concorde à Paris dès 19h, 27 violoncellistes joueront de leurs archers pour célébrer le virtuose et l'anniversaire de la chute du mur de Berlin.




11.04.2009

Si tu ne vas pas voir LE CONCERT, gare à toi et ta petite culture cinématographique...





Sorti aujourd'hui en salles, Le concert de Radu Mihaileanu (réalisateur du sublime Va, Vis et deviens en 2005) va devoir vous débarrasser de tous ces clichés qui vous encombrent la sensibilité.

Non il n'est pas réservé aux fans d'André Rieux,
Non il n'y a aucun misérabilisme autour du communisme altéré par le temps,
Oui on peut ne pas aimer Mélanie Laurent et tomber à la renverse à la voir simuler de son violon,
Non la musique classique n'a rien d'intouchable.

Aleksei Guskov incarne Andrei Filipov, chef d'orchestre du Bolchoï au génie emprisonné sous l'ère Brejnev depuis trente ans. Jusqu'au jour où il décide de faire passer ses anciens musiciens pour l'orchestre officiel du Bolchoï et débarquer à Paris pour jouer au Théâtre du Châtelet.

Une tromperie bancale aux premiers abords, qui finira néanmoins en une sublime bénédiction musicale, lorsque le violon d'Anne Marie Jacquet (Mélanie Laurent) rencontre enfin cet orchestre inégalable de 55 musiciens aux airs de romanichels.

Dimitry Nazarov incarne Sacha Grossman

Aleksei Guskov est merveilleux, touchant à l'extrême avec cette élégance singulière et ses faux pas dus, entre autres, à la barrière de la langue.

Aleksei Guskov incarne Andrei Filipov

Un film ponctué d'une culture russe à l'état pur, avec toute la maladresse et la rustrerie qui en découlent.
Une communion entre deux idéaux: le communisme, et l'harmonie parfaite sous une partition de Tchaikovsky.

Une scène de fin qui ne devrait jamais s'arrêter, même au delà de l'évanouissement de Mélanie Laurent en coulisses du tournage.
Lorsque la baguette du chef d'orchestre s'élève pour la première fois, le souffle coupé, il est temps de comprendre Tchaikovsky.



Si vous ne versez pas une larme sur les deux heures du film , je viens personnellement vous rouster.

11.03.2009

INVASION! Les roupettes, testicules, boules, couilles, coucougnettes, roubignolles, bourses, valseuses sont sur le coup


Surtout ne paniquez pas, mettez-vous plutôt en position.

C'est l'histoire de jeunes gens, dont Laura et Anthony, plutôt bien éduqués vraisemblablement, qui un jour se sont rendus compte d'un phénomène terrible:

Déposer ses valseuses sur quelque chose est peut-être la meilleure réaction à adopter en cas de désaccord.

En gros: pose tes parties, au lieu d'aller te gaver à faire la guerre.

Exemple: Jean Sarkozy vous énerve encore? Allons, pas la peine de gueuler sur le parvis de la défense ! Allez simplement lâcher vos "paire de" sur son épaule!

Ainsi, vous aurez signalé votre mésestime de manière efficace, et sans bavure. Non, sans bavure.

De cette analyse érudite est alors né un CONCEPT. (Le premier qui dépose ses balls on the concept c'est trois baffes.)

"Nous pensons très franchement qu'un monde meilleur est possible. Un monde ou l'on poserait ce que l'on souhaite où l'on souhaite, un monde ou on hésiterait plus à dire " je me fous de ce que tu me raconte" , " je me fous de cet évènement prisé", " je me fous que tu sois mariée" . Pour cela, nous vous proposons à vous , membres, d'adhérer à ce mouvement dénué de toute idéologie, excepté celle du plaisir de donner un peu de son corps gracile."

Laura et Anthony vendent du rêve aux millions de poseurs que nous sommes.

La première My Balls on your soirée a eu lieu au Downtown Café à Paris le 14 octobre dernier, et la prochaine ne devrait pas tarder...


Dans l'utopie ballistique si je puis me permettre, tout le monde se tiendra par la main pour flanquer ses prestigieux membres aux nez de l'adversité.

Les rumeurs disent que les "my balls on" vont envahir les vernissages et les qu'en dira t-on, coller leurs stickers sur la loi Hadopi et sur les têtes de cons, rhabiller la hype et sauver les thons.



Anthony l'a dit :

"Nous jèterons très bientôt un cri d'amour tous ensemble au monde".

C'est pas beau ça?



Maintenant, ouvrez yeux et pantalons, protégez vos épaules et checkez votre voisin, peut-être fait il déjà partie de cette communauté idéaliste sans idéaux.



Un site internet devrait voir le jour ainsi que de multiples invasions. En attendant, c'est ici que ça se passe.

Et le mot de la fin: My balls on la mort de Claude Lévi Strauss.

11.02.2009

Remise des prix Goncourt et Renaudot 2009, comme si vous y étiez...

Opéra Garnier, 11h45, sous un ciel bleu des premiers jours de novembre, un café chaud à la main, je m'engouffre dans l'avenue de l'Opéra, tourne à gauche rue saint augustin, et arrive devant le mythique restaurant Drouant et sa porte à tambours chromés. Dehors, les camions des médias sont toute antenne dehors pour suivre au mieux la remise des prix Goncourt et Renaudot 2009.


Frottant leurs mains contre le froid, les journalistes établissent leurs pronostics sur les récompenses qui seront remises dans moins d'une heure.

Les rumeurs disent Marie Ndiaye favorite, qui a déjà reçu le prix Femina en 2001 pour Rosie Carpe. On entend aussi des encouragements pour les éditions Lattès, jamais jusqu'à ce jour représentées dans ce concours.


Je traverse l'entrée du Drouant d'un pas déterminé et vient me fondre dans la masse des journalistes entassés en bas des escaliers qui mènent à la salle Goncourt. À ce moment même, les huit membres du jury sont en train de voter. (Deux d'entre eux sont portés malades).
Les caméras hissées et l'oreille tendue, les minutes sont longues pour le gratin de la critique littéraire.




La veste violette de Gonzague Saint Bris me fait sourire. Il me demande si je reçois des informations capitales du jury sur mon iphone que je consulte fébrilement. Non, je suis juste sur Facebook.
À ma gauche, un journaliste télé venu faire un reportage sur les médias me fait du gringue, se moquant visiblement de l'intérêt des plus prestigieux prix littéraires de l'automne.

12h45 sonnent. C'est le moment fatidique de l'annonce. Le silence se fait, et les noms tombent: "Le prix Goncourt est attribué cette année au premier tour à Marie N'Diaye pour Trois femmes puissantes avec cinq voix. "
À quelques mètres de moi, un journaliste applaudit. Peut-être était-ce un pari qu'il venait de gagner.

"Quant au prix Renaudot, il est décerné à Frédéric Beigbeder pour Un roman français. Et une nouveauté cette année, un Renaudot poche attribué à Hubert Haddad pour Palestine".
À peine cette déclaration faite, les caméras déménagent déjà vers la salle Goncourt où les jurés viennent à peine de terminer leurs coquilles Saint Jacques.

Je rampe à terre, souris à un jeune homme près de Franz-Olivier Giesbert pour qu'il accepte de tendre mon micro vers le membre du jury Renaudot:
"Aujourd'hui avec le Renaudot on n'en est plus à réparer les injustices du Goncourt, on est tous au service de la littérature. Cette année avec ces deux prix on a bien commencé la saison."



Il s'éloigne, je fonce dans la salle Goncourt où une poignée de journalistes s'entassent autour de la table ronde du jury. Je frôle les murs, et pose un genou à terre pour écouter Tahar Ben Jelloun parler de la lauréate:
"Ce qui a été déterminant c'est la littérature, le style l'univers. Les autres éléments viennent après. Qu'elle soit femme, qu'elle soit franco-africaine ça n'a pas joué. Mais a posteriori je dis que c'est une bonne chose aussi que le Goncourt aille à une écrivaine comme Marie Ndiaye c'est très important parce que les français vont se rendre compte que la littérature française est aujourd'hui faite de ce métissage."




Puis j'aperçois un espace libre près de Françoise Mallet-Joris, je jette mon sac derrière moi, me libérant d'un fardeau matériel en pleine euphorie littéraire, et me lance à ses côtés.
Je la rejoins au coeur d'une réflexion paritaire :
"En 106 ans il n'y a eu que neuf femmes couronnées, ça ne me paraît pas tout à fait représentatif de la place que tiennent désormais les femmes dans la littérature romanesque française. Les jurys littéraires sont un peu machistes, regardez -à part le Fémina- le nombre de femmes dans les jurys. Je ne dis pas que c'est de la misogynie, mais la sensibilité n'est pas forcément la même. Je ne vais pas réclamer la parité dans les jurys, mais ça ne serait pas forcément mal, reconnaissons le! "




Ensevelie sous les micros tendus des critiques, je décide de me sauver. Stratège, je redescends dans le froid pour attendre l'arrivée des lauréats, m'arrêtant au gracieux buffet déjà bien entamé par nombre de pique-assiettes du métier.


Quand soudain surgissent les yeux bleus de Beigbeder, assortis à son écharpe de coton 5% soie. Je trouve sa voix apaisante. Après avoir remercié le Procureur de la République de Paris de l'avoir laissé croupir tant d'heures en garde à vue -lui permettant ainsi de pondre cette autobiographie- il laisse transparaître une émotion soudaine:
"C'est un prix important qui a été décerné à Celine ou Pérec et leurs livres si beaux, si grands. Et là, me retrouver sur la même liste que ces gens là...je crois que je vais pleurer".
J'ai cherché son ironie, je ne l'ai pas trouvée.





L'écrivain trublion fut alors emmené par son attachée de presse ou autre requin du milieu. Tout juste si j'eus le temps de dégainer mon exemplaire d'Un roman français pour le lui faire dédicacer. Parce qu'au fond, une signature c'est quand même sympa.
Un homme s'écria : "un exemplaire vendu, un !".

L'homme-qui-avait-sniffé-de-la-coke-sur-un-capot-de-voiture me sourit alors sans me voir, avant de rejoindre les pontifes de la littérature dans le palais Drouant.
Marie N'Diaye le suivit de près, s'arrêtant devant une caméra pour couronner ce prix de "deuxième miracle" après le succès des ventes de Trois femmes puissantes.

Alors qu'il n'y avait plus de scoop à se mettre sous la dent, je rejoignis mes collègues au buffet, pour un verre de blanc trinqué aux plumes 2009.





(Photos: M. du Manoir)

11.01.2009

ACIDE TÉLÉPHONIQUE



10.28.2009

Benjamin Biolay, légiste du sentiment


Après le dytique «
A l’origine - Trash yéyé », le dernier album de Benjamin Biolay « La Superbe », est sorti le 19 octobre sur son nouveau Label indépendant Naïve.

Fidèle à ses histoires d’amours contrariées, Biolay s’attaque désormais à un angle nouveau. Des digressions teintées de mélancolie sur des histoires qui appartiennent au passé.

L’imparfait pour évoquer les regrets d’une relation achevée,

le passé simple pour raconter des histoires aux allures de bande-son cinéma ,

et le présent pour poser sur une chanson des allers-retours émotifs qui bientôt, seront à conjuguer en regardant en arrière.

Benjamin Biolay susurre dans nos oreilles des histoires d’amour qui se cherchent. Il évoque avec justesse les débuts où l’on s’apprivoise avec patience, et les derniers sentiments qui annoncent la fin. Ses chansons sont un plongeon les yeux fermés dans un film d’amour fantastique.

Le morceau phare de son album La Superbe, est en téléchargement gratuit sur son site depuis le 24 juillet, accompagné d’un clip envoûtant.




Entre petite mort et décès amoureux répétés, Benjamin Biolay s’attarde sur une danse à la vie à l’amour, où l’un tombe et l’autre reste, jusqu’au jour où l’un tombe, et l’autre s’éloigne.

Voyage entre Paris, Lyon et Buenos Aires, « La Superbe » est orchestré d’influences pop anglaises - vieilles attirances du chanteur- mais aussi de ses affinités pour le rap et le jazz. Aux violons et guitares sèches se mêlent des allitérations d’une poésie que l’on pourrait dire "à la Biolay".

"On reste Dieu merci à la merci d'un conifère, d'un silence inédit, d'une seule partie de jambes en l'air..."

De manière récurrente dans ce double album, Jeanne Cherhal dépose des lettres entre les refrains de Biolay. Des missives lues par la chanteuse comme les points de suspension d’une rupture, des post-its aux couleurs passées , collés sur le miroir de l’entrée.

Benjamin Biolay a disséqué les sentiments amoureux pour en faire des chansons, et « La superbe » s’élève au rang de bande-originale digne d'un Dernier métro





10.26.2009

Roman Polanski payera? Payera pas ?


SAMANTHA GEIMER vient de se rétracter.




Celle qui avait été violée il y a trente ans par le réalisateur Roman Polanski a fait parvenir un courrier vendredi à une cour américaine dans lequel elle retirait ses plaintes contre l'auteur d'abus sexuels alors qu'elle n'avait que 13 ans.

Vendredi dernier justement, les Etats-Unis faisaient leur demande officielle d'extradition. À l'heure actuelle, le cinéaste franco-polonais est toujours emprisonné à Zurich.

On en connait un qui va être content.



Pourquoi retire t'elle sa plainte ?
Sous pression depuis l'arrestation de Polanski le 26 septembre dernier, Samantha Geimer ne supporterait plus les coups de fils incessants des journalistes et la médiatisation de son affaire.


Bien joué les gars.


FIACCINÉS


Que cherche t'on quand on se rend à la FIAC ?

Plus précisément, que l'on soit étudiant, collectionneur, amateur ou artiste, que vient-on trouver ?

DU RÊVE.

Sous forme de transactions pour certains, d'idées déco pour d'autres, ou de voyage pour les moins avertis.

Et si je dis "rendez-vous incontournable" ça vous agace ?

Pourtant...

- Dans des espaces historiques comme la Cour Carrée du Louvre ou l'antre du Grand Palais,

- s'étale un concentré des plus grandes galeries du monde (aux deux tiers) et de France (un tiers)

- donc le meilleur aperçu de ce qui se fait dans l'art contemporain

- et la façon la plus maligne de prendre la température quant au débat sur la crise de l'art.

- Mais aussi la drôle de satisfaction de tomber, au détour d'un stand, sur une œuvre majeure d'un artiste que l'on n'avait jamais encore vue de nos propres yeux

- Et du coup, le sentiment que même à 28 euros l'entrée, le monde s'intéresse à l'art, et que toutes ces personnes qui dégainent leurs téléphones pour photographier un Jackson Pollock, une Carmela Gross ou un James Bishop, les feront tourner aux absents.



Vous n'y êtes pas allés? Voilà un aperçu dénué de fioritures explicatives de ce qui potentiellement, pourrait m'émouvoir tous les jours dans mon salon...


Guy Limone
"Pour l'été 2008 Beaux Arts Magazines a répertorié mille expositions d'art en France et à l'étranger"


Laurie Simmons
"Red and white homework area"

Jean-Luc Verna
"Pénombre"


Djamel Kokene


Aïda Ruilova


Olaf Breuning
"Life"


Pennis Adams
Série Airborne
"Ripoff"


Pennis Adams
Série Airborne
"Traitor"

Sislej Xhafa
"Self portrait"


Nan Goldin

Jenny Holzer
"Striped Cross"


Yiorgos Kordakis
Série "Global Summer"


Picasso
"Arlequin se maquillant"


Yves Tanguy
"L'ennui et la tranquillité"

Fernand Léger
"Cylindres Colorés"


Mondrian
"Composition with blue, red and yellow"


Roy Lichtenstein
"Half face with collar"


Andy Warhol
"Green disaster"


Francis Bacon
"Study for a pope"


Après une consommation massive d'art contemporain, vient l'heure où l'œil, fatigué, atteint un seuil de critique esthétique élevé au moment de rentrer chez soi...


Détail de la boutique Lanvin, rue du Faubourg Saint Honoré